Mo's blog

Des choses à dire...

07 décembre 2004

Manuel de la vie de couple de longue durée en proie à quelques turbulences

Après avoir frappé du poing sur la table pour exposer vos griefs vis-à-vis de votre moitié, la méthode positive doit se mettre en action :

1. Abordez avec humour l’idée de la recherche d’un nouveau mari
2. Essayez de rester positif envers lui, même quand il vous énerve (évitez de l’abreuver des mêmes reproches continuellement et faites un effort pour répondre à ses griefs)
3. Stimulez votre vie de couple : sortez du carcan des situations répétitives, rencontrez des gens pour réveiller la complicité de votre couple
4. Rigolez, amadouez votre moitié, faites-lui revivre les batailles d’oreiller d’antan, voire plus ;-)
5. Faites-vous de nouveaux projets communs : programmation de sorties, vacances, amélioration de votre cocon (changez la couleur de votre salon!)

Si cela ne marche pas ? Recommencez encore une fois au moins !!!

Ca ne marche pas? Divorcez!!!

Posté par Morrissey à 09:12 - Une vie à deux - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

29 novembre 2004

Mon amour pour lui

Ah l'amour: un des plus beaux sujets et l'un des plus bateaux.
Il y a mille et une raisons d'aimer. J’aimerais en expliciter une en particulier ici.
Avant tout, il faut partir d’un de mes postulats. Il suffit de regarder les gens marcher dans la rue pour constater combien l'adulte est (presque) un produit fini qui s’est constitué (ou a tenté de le faire) une certitude qu’il expose dans sa manière de se mouvoir, d’agir, de s'exprimer. Il s’est investi d’un rôle dans la vie en société, une façon d'être dont certains ont d'ailleurs difficile de se départir. Ces derniers qui ont dû avaler quelques couleuvres dans la vie se protègent comme ils peuvent et ont endossé une forme de carapace.
Cet adulte se différencie en ce sens de l'adolescent qui se cherche encore, qui tente d'affirmer sa personnalité dans le monde, parfois avec une certaine maladresse.
C'est encore plus le cas pour l'enfant, cet innocent qui ne se préoccupe guère du regard des autres et qui dispose d’une capacité de s'émerveiller, de s'enthousiasmer de façon authentique.
Or, en tant qu'adulte que nous sommes, pour parvenir à aimer quelqu'un, je pense qu'il faut pouvoir atteindre cette vision enfantine. L'amour "adulte" m'apparaît comme un amour raisonné et donc forcément biaisé. Il faut savoir (au moins de temps en temps) s'abandonner au côté simple, direct, irréfléchi de l'expression amoureuse à l'image de l’enfant.
Certains adultes, cependant, sont à ce point enfermés dans leur personnalité qu’ils ne peuvent plus atteindre la légèreté et la simplicité dans l’expression d’amour. Dès lors comment parvenir à les aimer?
De manière générale, je considère souvent l'amour que j'éprouve vis-à-vis de quelqu'un au travers d'images : un souvenir précis, un sourire, une larme, une photo.
Lorsque la relation « adulte » ne permet plus de parvenir à ces moments authentiques (car le le rapport de pouvoir et de l'image calculée prédominent), j'ai constaté que le retour à l'évocation de l'enfance (événements mais aussi le souvenir d’un film, d’un objet) était un moyen de parvenir à percer la carapace que l'autre s'est constitué. C'est au travers d'une image de l'enfant que je n'ai pas connu que j'accède à l'émotion que l'adulte ne peut plus transmettre et que je parviens ainsi à aimer la personne.
C’est comme si je me sentais investi d'une mission: aider l'enfant qui reste enfoui dans l'adulte (faussement) sûr de lui. Car l'amour est finalement un partage de son intimité et de ses faiblesses. On ne peut aimer quelqu'un uniquement pour ses forces, c'est au travers des concessions à l’autre que l'on solidifie l'amour. L'amour est à mes yeux une sorte de bienveillance, d’acceptation de la responsabilité vis-à-vis de l’autre.

Et ce finalement quelque soit l’origine du sentiment. Pourvu qu’il soit là!

Posté par Morrissey à 09:08 - Une vie à deux - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 août 2004

15 août 1997

Une date-pivot, celle de notre premier baiser. Pas mal d'eau, de sang, de sperme ont coulé depuis lors.
Des années de vie en commun. Cela peut sembler long pour un couple gay. D'autant plus pour nous vu que nous faisons (quasi) tout ensemble. Mais nos caractères forts nous maintiennent sous pression tous les deux,  empêchant l'ennui de s'installer entre nous.
Un revers de la médaille: les rapports de force (constamment en mouvement) qui caractérisent notre relation laissent moins de place à la tendresse que dans d'autres couples. Cela peut constituer un manque mais pas suffisant pour parler de besoin inassouvi.
Malgré notre côté pas du tout romantique, nous avons fêté notre anniversaire au resto.

Avant de connaître plus tard d'autres tribulations, pour le moins inattendues... (à lire ailleurs)

Posté par Morrissey à 21:16 - Une vie à deux - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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