Mo's blog

Des choses à dire...

28 février 2007

Billet de février

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John Amaechi. Le nom ne vous dit peut-être rien mais ce solide gaillard de plus de 2 mètres vient de faire parler de lui aux Etats-Unis sans doute comme jamais durant sa vie professionnelle. Ce basketteur anglais qui a pris sa retraite en 2003 après avoir foulé durant de nombreuses années les parquets professionnels américains vient de révéler son homosexualité dans un livre. Une première dans le monde machiste de la NBA. A une notable exception près, les réactions se sont révélées le plus souvent positives de la part de ses anciens équipiers ou adversaires. Espérons maintenant que d'autres suivront la même dynamique, cette fois pendant leur vie active. L’efficacité d’une démarche de coming out par des célébrités (a fortiori dans le monde sportif) supplante sans nul doute n'importe quel discours, n'importe quelle politique menée en la matière.

Rien n'est jamais gagné dans le combat de la reconnaissance, je ne cesse de me le répéter. Et la récente réunion des principaux chefs religieux en France en vue d’élaborer un texte commun d'opposition au mariage homosexuel et à l'adoption par les gays vient confirmer une de mes craintes: qu'une nouvelle vague de conservatisme ne resurgisse, orchestrée par l’union sacrée des pouvoirs religieux toujours aussi dogmatiques. Les désaccords temporaires nés du discours du pape sur l'Islam ne sauront bientôt plus cacher leurs convergences et leur volonté de peser ensemble de tout leur poids sur les débats éthiques et moraux.

De l’éthique en politique, il n’y en a jamais assez. Rester fidèle à ses idées plutôt que de chercher à tout prix à reconquérir le pouvoir fait certainement partie des principes premiers à édicter dans ce domaine. Le mauvais exemple est venu de l’indéracinable Silvio Berlusconi lors de la récente crise politique italienne. Si Prodi a perdu l’une ou l’autre voix au Sénat où il ne dispose que d’une majorité étriquée (en raison d’une loi électorale mal ficelée, votée par… Berlusconi quelques mois avant les élections), le vote négatif de Forza Italia sur la mission italienne en Afghanistan est indécent quand on sait que celle-ci a été initiée sous le très atlantiste gouvernement du Cavaliere. Si l’opposition démocratique doit jouer son rôle, autant qu’elle porte le débat sur la confrontation des idées (et les antagonismes ne manquent certainement pas entre les deux camps).

L’éthique, une valeur qui accompagne souvent le discours des écologistes, sans souvent d’ailleurs en récupérer les dividendes. Quel problème endémique empêche donc les Verts de devenir une force politique de premier ordre?
La guerre interne à laquelle se livrent les ténors et les différents courants du parti, à tout le moins disproportionnée eu égard à leur poids dans l'univers politique français, brouille à coup sûr leur message et sans doute leur positionnement. Le retrait de N. Hulot des présidentielles (où il représentait 10% des votes avant son renoncement) incite les Verts à adopter aujourd’hui un discours très écologique pour récupérer ces voix potentielles. Nul doute cependant que la sympathie vis-à-vis de l'animateur-vedette et son côté non-politique justifiait l'essentiel de son succès et vu que le pacte écologique a été adopté par la plupart des candidats, la frange de population à séduire paraît limitée dans ce domaine. Les Verts devraient dès lors incarner en même temps une vraie force alternative de gauche, plus pragmatique que le discours idéologique des autres formations présentes en nombre sur ce terrain (comme les communistes et plus encore les non-participationnistes: FO, LCR,…), ce qu’ils peinent à réaliser peut-être devant l’absence d’un leadership et d’une ligne clairement identifiable.
La question du positionnement des écologistes semble d'ailleurs une constante en Europe. En Belgique francophone, le parti Ecolo, plus puissant qu'en France (il oscille entre 8 et 16% des votes) et orienté jusqu’il y a peu à gauche du puissant parti socialiste, s'est aujourd'hui déplacé vers le centre. Sa principale cible d’attaque se concentre moins sur la droite (avec laquelle le parti s'entend plutôt très bien et se dit prêt à participer à des majorités) que sur le PS au pouvoir. Or, quand on est une force d'appoint et que les rapports de force ne sont donc pas spontanément en sa faveur, le choix de ne pas privilégier une coalition de gauche signifie de facto devenir un parti du centre (vous imaginez les Verts français pactiser avec l'UMP?), ne fournissant ainsi plus vraiment une alternative à gauche dans le paysage francophone belge (et permettant à l’avenir l’émergence d’une extrême gauche comme aux Pays-Bas ?).

Je ne pourrais en finir sans évoquer Anne Nicole Smith dont le décès m'a touché, comme celui de Lolo Ferrari par le passé. Je ne connaissais pas très bien ces jeunes femmes qui ne disposaient sans doute pas d'un talent remarquable justifiant un bouquet de louanges posthumes. Mais je devine leurs souffrances et l'âpre dénouement de leur destin brisé.   
Issues de nulle part, elles ont voulu goûter aux joies de la célébrité, au jeu de l'apparence, aux sirènes aguicheuses de l'appât du gain. Elles se sont révélées outrancières dans l’image-symbole qu'elles ont incarné, parfois à leur corps défendant. Provocantes, amoureuses du chic et du choc, de fric et de frasques, à la recherche d'un idéal (Marilyn) qui n'en fut pas un sur le plan émotionnel. Trop extravagantes dans leur démarche, elles révélaient crûment au grand jour la réalité inavouable de nos sociétés (un ode à la superficialité et à l’argent facile). Le grand public ne leur a jamais pardonné leur indécence dépourvue d'hypocrisie. Privées de leur rêve, trop sensibles (comme leur idole), elles ont succombé à d'autres chimères. Fatales, à leur image de femmes.

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30 janvier 2007

Billet de janvier

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Janvier, mois de la déprime. Une vision subjective qu'ont confirmé des scientifiques britanniques pointant le lundi 22 comme journée la plus déprimante avec une prolongation lors des autres jours de cette semaine. Bonne nouvelle, le pire est donc derrière nous.

Pour réanimer le swing des pensées positives, je m'attarde bien volontiers sur le magnétique Wentworth Miller, héros de la série Prison Break, que l'ami des stars hollywoodiennes, Perez Hilton, a tenté de outer, sans succès d'ailleurs. Non sans laisser un certain doute : dans un rôle froid et presque animal, le magnifique Wentworth laisse transparaître une douceur, une féminité qui renforce la part de mystère de son personnage et par extension la sienne (peut-être à tort d'ailleurs). Ce détachement le rapproche psychologiquement de l’attitude qu’endossent de nombreux gays durant leur parcours.
Si la question de l’orientation sexuelle peut amuser, le choix de taire sa vie privée doit être respecté et aucune tentative d'outing ne se justifie dans ce cas-ci (les seules que je puisse avaliser auraient trait aux propos homophobes tenus par un gay dans le placard ou à sa participation à des manifestations de ce type - comme ce fut le cas pendant le Pacs). A vrai dire, son regard intense nous appartient déjà, peu importe le reste.

A propos de Prison Break, le directeur de M6 a reconnu récemment avoir censuré quelques scènes jugées inappropriées pour l'heure d'écoute (en première partie de soirée). A cette révélation vient s'ajouter le contrôle indirect du doublage où fleurissent les traductions tronquées (en vue de les rendre plus politiquement correctes). Un phénomène réellement insupportable qui devrait encourager le militantisme de la version originale sous-titrée. Au fonds, on avait déjà connu ça dans les années 60. On appelait cela le "rock à la française" avec Eddy Mitchell, Dick Rivers et Johnny Hallyday. La France ne s'en est pas encore remise...

Le départ de Johnny en Suisse sera-t-il libérateur pour l’Hexagone? Je doute que cette désertion fiscale influence profondément sa popularité. Johnny s'efforcera de redorer son blason terni en participant, comme Pagny en son temps, à l'une ou l'autre action caritative pour démontrer combien il a (quand même) un grand coeur. C'est cette solidarité sélective qui m'a retenu jusqu'à maintenant d'envisager de faire des dons de toute sorte. J'ai toujours refusé cette optique émotionnaliste (un néologisme vraiment?) à la carte, s'appuyant sur la mauvaise conscience des gens (je paie pour quelque chose qui me touche et je me persuade ainsi de ma générosité envers la société) lui préférant une solidarité plus globale, axée sur l'intervention publique avec financement par l'impôt (je serais disposé à en payer plus pour le maintien d’une sécurité sociale forte par exemple), de nature à pouvoir entreprendre des actions politiques sans populisme et susceptibles de défendre les citoyens dans leur diversité (notamment les minorités moins visibles ou moins moralement correctes).
Si je réitère ces réserves, je conviens aujourd'hui que les deux approches ne sont pas forcément antinomiques, et qu'il est possible de consentir quelque don (même minime) à l'une ou l'autre ONG dans le prolongement d’une sensibilité spécifique. Une réflexion adoptée récemment et sans aucun rapport avec le décès de l'apôtre de la charité, l'Abbé Pierre (une issue normale à son âge et sans grande émotion pour ma part : suis-je donc si anormal?).

En politique politicienne, la campagne présidentielle française s’est péniblement déployée en ce début d'année. Le fossé immense qui l'éloigne du rush final explique sans doute qu'on s'y ennuie aussi intensément. Les polémiques qui s'étaient dans les médias paraissent tellement dérisoires au vu des enjeux auxquels elles renvoient, que la suspicion d'un téléguidage visant à saper la légitimité présidentielle de Ségolène Royal s'impose comme une évidence. Prudence, prudence, février avait été fatal à Balladur en son temps...
Ceci dit, les mois avançant, je ne parviens toujours pas à émettre un avis tranché (dans un sens ou un autre) à propos de la candidate socialiste. Me rallierais-je tardivement à cet élan de nouveauté qu'elle souhaite incarner ou le ton de la campagne à venir confirmera-t-il la méfiance que mon instinct recommande toujours à son égard (sans justifier toutefois le moins du monde un ralliement à l'autre candidat de la droite, François Bayrou, tel que l'envisageraient des déçus strauss-khaniens ou fabusiens)?
Un doute qui prévaut tout autant d'ailleurs à la candidature démocrate de Hillary Clinton (dont les prises de position centristes sont rarement empreintes du sceau du courage).

Pour en terminer aujourd’hui, je voudrais revenir un instant sur cet événement people qui a secoué la Belgique: Justine et Pierre-Yves se séparent. Justine, c'est Justine Henin bien sûr. Un divorce pas si anodin puisqu'il a provoqué le forfait de la joueuse aux Internationaux d'Australie.
Profitant de cette nouvelle pour promotionner son site de petites annonces, le journal Le Soir en ligne a fait fort avec le bandeau suivant :
http://www.lesoir.be/mediastore/static/070124_henin/LeSoir_toptop_henin.pdf
 J'imagine que dans la même situation, on aurait suggéré à Amélie de tester le nouveau gazon...  

Posté par Morrissey à 23:39 - Billets d'humeur - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 janvier 2007

Rideau 2006

L’année 2006 aura débuté tout en polémique, avec la diffusion française des caricatures de Mahomet. Un débat qui interroge la liberté de pensée et de la presse face au regain du pouvoir religieux dans le champ politique et moral.

Une liberté d’expression qui passe toujours par l’art (quoiqu’en pense tel directeur de théâtre allemand déprogrammant un spectacle trop sensible sur le plan religieux ou quelque juge bordelais dans un procès à venir de l’art contemporain et son foisonnement créatif ), dont les formes les plus populaires demeurent toujours le cinéma (mention spéciale à Wassup Rockers de Larry Clark cette année ) et surtout la musique (coup de coeur à Holden au hasard et en écoute), qui aura confirmé en 2006 sa place de choix dans l’audimat télévisuel.

Il en aura émergé cette année l’ovni Christophe à la Nouvelle Star. Avec la victoire de Cyril quelques mois plus tard à la Star Ac’, il semble que le moyen de vaincre les candidates féminines (qui trustaient jusqu’alors les prix dans ces concours soumis au vote du public) réside dans un modèle particulier de garçons : sensibles, à la féminité revendiquée tant dans la voix que l’expression. Le public a dépassé l’apparence, le côté people qui tend à réduire quelqu’un à son image et une forme d’identité sexuelle pour apprécier une personnalité indifféremment de tout genre. On a l’impression par ailleurs que leur victoire intervient avant l’accomplissement de leur développement sexuel et affectif, un domaine dans lequel ils paraissent encore en recherche (et si c’était cette indétermination qui les rendait si spécifique dans la fragilité de leur émotion ?). On pense inévitablement au George Michaël asexué de ses débuts dans Wham. De là à dire qu’ils railleront en chanson dans dix ans leurs démêlés suite à une incartade dans les toilettes du Queen…

Les stars gays confirmées ont par ailleurs connu une année bien difficile. George Michaël qui n’en finit plus de se retrouver ivre au volant de son véhicule et, une fois sur le bas-côté, est pris sur le vif en compagnie d’un pauvre petit vieux qui n’a toujours pas compris ce qui lui était arrivé.  Boy George, peu à son avantage dans la tenue de balayeur de rue pour honorer ses travaux d’intérêt général. Quant à Pascal Sevran et Steevy, ils sont toujours égaux à eux-mêmes…

Pour le commun des mortels homosexuels, l’année 2006 s’est révélée mitigée : l’adoption homoparentale est désormais autorisée légalement en Belgique et l’Angleterre a ouvert la voie aux union civiles alors que, dans une démarche opposée, certains états américains ont interdit formellement le mariage entre personnes de même sexe dans leur constitution et le Vatican critique tout azimut tout projet visant à normaliser la place du gay dans la société au nom de l’égalité.
Ca et là, les agressions et discriminations persistent. Elles touchent parfois les mouvements de foule, comme dans ces stades de foot, où l’homophobie côtoie le racisme, la xénophobie ordinaire. Le drame est survenu en fin d’année 2006 avec la mort d’un supporteur haineux (au bout du compte, elle est tombée du bon côté, aussi affreux que ces propos puissent paraître).

Sur le terrain même, l’énorme déception réside dans l’échec de mon équipe favorite dans la course au titre de champion alors qu’elle avait toutes les cartes en main cette fois. Une faute partagée mais un coupable tout désigné : l’entraîneur, par ailleurs frère du patron du club, aux épaules trop frêles pour ce rôle. Le courroux des supporters longtemps ignoré a trouvé son apogée dans le jet d’une motte de terre à la figure de l’intéressé lors du défilé clôturant la saison. Un geste qui l’a incité à démissionner peu après. La fin justifie parfois les moyens.

De la terre, six pieds dessous, autour du cercueil de Philippe Noiret dont le timbre de voix résonnera à tout jamais dans l’inconscient collectif d’au moins trois générations. Quelques heures après son décès, Jean Rochefort se fendait d’un dernier souvenir émouvant partagé avec son vieil ami (http://www.rfi.fr/francais/languefr/questionnaires/083/questionnaire_155.asp) et France 3 rediffusait, en hommage, une interview actor studio. Par un désolant hasard, elle était menée par l’élégant Bernard Rapp, décédé plus tôt dans l’année, de manière infiniment plus discrète. Ce récent dialogue, bon enfant et rétrospectivement complètement émouvant, ressemblait à une discussion en direct de l’au-delà.
Une réunion à laquelle aurait pu participer le truculent Raymond Devos. « Je crois à l'immortalité et pourtant je crains bien de mourir avant de la connaître ». Sa crainte était fondée (quoique certains artistes ne meurent jamais grâce à leurs oeuvres).

De nombreuses personnes ont dû imaginer qu’ils rejoindraient là-haut (ou en bas, qui sait ?) la jeune Natacha Kampusch avant qu’elle ne réapparaisse miraculeusement 8 ans après sa disparition, échappant aux mailles du filet tendu par son ravisseur. L’épilogue d’une histoire vécu comme une revanche sur toutes ces disparitions d’enfants non élucidées et le mystère insoutenable de leur destin brisé. Au delà de l’apparition de cette jolie jeune fille sur les écrans (sans grand intérêt en soi), j’ai imaginé le formidable outil d’étude psychologique que son cas doit représenter.

Une enquête du même style s’impose pour tenter de comprendre les abominables éructations d’un Eric Zemmour qui condense tout un discours ultra-droitier insupportable le samedi soir sur France 2 dans la nouvelle émission de Ruquier (qui remplace l’omnipotent Thierry Ardisson dont l’idéologie et la fantasmagorie rampante de ses émissions ont été mises en lumière de manière posthume dans un excellent ouvrage - La face visible de l'homme en noir).
Face à l’infamie de certains propos, j’ai apprécié la réaction de Christine Angot dont l’indignation s’est manifestée par des cris, des vociférations exprimant toute sa rage d’entendre de telles idées trop souvent banalisées.

Un coup de gueule salutaire qui en appelle d’autres, qu’il s’agisse de cas de racisme (G. Frêche), d’homophobie (Vanneste), d’antisémitisme (le forum iranien questionnant l’holocauste), de violence contre toute contestation d’un pouvoir anti-démocratique (les meurtres par balles ou au polonium de critiques du "pouvoir" russe, au sens large du terme). Partout, la vigilance est de mise, le combat n’est jamais terminé.

Un mot "fin" qui ne peut encore être associé à la Belgique malgré une émission-canular mimant sa mort à partir d’une hypothèse de déclaration de sécession de la Flandre. Une audace inédite (et contestée) de la part du service public quant à la forme. Une opération coup de poing pour un vœu de prise de conscience, réaliste, des enjeux communautaires des prochaines élections législatives de 2007. Bien plus qu’une séparation unilatérale du pays, la crainte objective réside dans son démembrement par la mise en place d’un confédéralisme d’état, vidé de toute sa substance de nation, dans la mesure où toute forme de solidarité interpersonnelle (sécurité sociale,..) aurait disparu.
La revanche historique (ressentie par certains flamands) n'est jamais bonne conseillère (et la pendaison de Saddam Hussein, qui clôt l'année, dégage un goût de violence tout-à-fait insupportable).

Quant au repli sur soi, il s'érige comme une menace guettant la société humaine toute entière.
A cela, je préfère toujours le repli sur l’autre. Ah, l’amour! En 2007, encore et toujours...

Posté par Morrissey à 14:34 - Billets d'humeur - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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