31 janvier 2008
L'impasse
L’humeur gaie, le ton
ironique, la phrase assassine dans un propos facétieux…
Sors de ces mots, tu es en train de
rêver.
Je peine à écrire en ce
moment. Je voudrais me montrer davantage tel que je le suis au quotidien, introduire
plus de légèreté autant dans la forme que dans le fonds. Mais il semble que
l'écriture chez moi soit seulement associée à une face de ma personnalité, la
partie contestatrice, réflexive, un brin déprimée. En ce moment, je ne voudrais
pas me lire, dès lors je m'abstiens ou relance d'anciens chantiers. Peut-être
règne-t-il une fin de parcours autour de cette expérience virtuelle et je la suscite
à force de ne plus entretenir le moindre contact direct. Je suis absorbé par un
quotidien qui me réserve pourtant autant de temps libres qu'auparavant, quasi
autant d'états d'âme et de tristesse aussi.
Probablement manque-t-il
l'aventure pour conter des événements notables.
Sans doute parviens-je à engloutir mes peines dans l'espoir d'un lendemain
réparateur (et ça marche plutôt bien – certains jours, je pleurerais
volontiers, sans raison mais je n'y réussis pas et le lendemain, mon coeur
semble avoir oublié la raison de cette brisure passagère).
Prendre distance avec ce
blog me confronte en tout cas plus crûment à l'absence de créativité et cette
vérité me pèse encore et toujours. Je demeure persuadé que je ne profite pas de
l'énergie motrice de mon âge et que je vais finir par le regretter. C'est une
ritournelle sans fin, qui ne mérite pas de commentaire - au fonds je dois m'en
prendre à moi-même.
Il me suffit de fermer les
yeux. Demain est un autre jour. Même s'il sera peut-être trop tard...
28 janvier 2008
Est-il possible de rester soi au travail?
J’ai lu récemment
un article relatant la manière avec laquelle les entreprises essaient de
modeler l’esprit de leurs employés afin qu’ils se conforment à leur philosophie.
Plus on confie des responsabilités importantes à un cadre, plus ce dernier sera
soumis à une pression (implicite et explicite) pour adapter son comportement, sa
sensibilité au goût de l’esprit d’entreprise.
Le management tend par exemple à bannir toute émotion dans les réactions des
gens. Certes, il est nécessaire de pouvoir empêcher l’esprit d’être l’otage d’un
trop plein récurrent d’émotions (quand celles-ci prennent définitivement le pas
sur la réflexion, il devient difficile de pouvoir travailler et de collaborer).
Néanmoins, en tant qu’être humain, il me paraît logique de pouvoir exprimer ses
sentiments sous peine d’exploser à un moment ou l’autre.
A côté de ce
conditionnement - réalisé au travers de formations ou des remarques de ses
supérieurs, il est une autre vérité que l’on tait peut-être davantage.
Quiconque ayant évolué dans des environnements où plusieurs nationalités
coexistent pourra affirmer qu’il est parfois difficile de se comprendre. La signification
de certains mots peut avoir une consonance, une interprétation différente selon
les cultures et déboucher sur des problèmes ultérieurs. Cette variable s’exprime
également dans la façon même de travailler, collaborer, interagir. La culture
impulse une manière spécifique d’être, de penser et de se comporter.
J’ai ainsi pu l’observer – à mes dépens - cette semaine au travail, lors de
quelques altercations avec mon chef néerlandophone. Pour faire court, dès que
j’expose un problème (tel que la
difficulté de travailler avec un tel service), que j’exprime une réflexion sur
une situation et m’interroge sur une attitude à adopter qui respecte l’esprit
d’une bonne collaboration, j’ai droit à des réactions qui nient mon mode de
pensée, la façon dont je la structure en fonction de ma personnalité et de la
culture dans laquelle j’ai été éduquée. Nous plongeons alors dans des
discussions inintelligibles dans la mesure où nous n’évoluons pas dans le même
registre. Nous parlons dans la même langue mais ne parlons pas la même langue.
Dans la
tradition française, nous avons besoin de discuter, pour socialiser, d’exposer
nos réflexions, voire nos sentiments et états d’âme (ce qui n’est pas un
problème si cela n’influe pas sur le travail final ou n’empêche pas d’avancer quant
à la prise de décision). Nous dissertons sur la méthode, nous intellectualisons
le monde en mouvement autour de nous et les stratégies individuelles ou en
groupe qui s’y déploient. De cette manière, nous raisonnons nos propres
sentiments plutôt que de les enfouir. Nous les confrontons avec la réalité sans
vouloir absolument les abolir.
Le modèle
calviniste, prédominant au Nord de la Belgique, se révèle quant à lui plus
direct, plus pragmatique (un mot
qu’ils chérissent). Il ne s’agit pas de s’encombrer de détours,
d’interrogations jugées futiles, il faut aller droit au but – dans une forme
brute parfois grossière selon nos propres critères -avec souvent une absence
totale de psychologie et qui se double d’un sentiment irréductible de posséder
LA vérité (l’empathie ne peut faire ombrage à l’efficience).
Cette
opposition culturelle surgit dans d’autres domaines lors de nos discussions.
Ainsi mon chef estime-t-il que l’on devrait être moins exigeant sur les fautes
d’orthographes tant que la compréhension existe. Réflexion qui mettrait Finkielkraut en rogne
(lui qui en parle comme une preuve de dé-civilisation) et pour une fois je
serais avec d’accord avec lui. C’est un principe qui dépasse la question pure
du respect de la langue et déborde sur la possibilité d’interroger le monde et de
conserver la nuance face aux modèles qui paraissent évidents et s’imposent dans
l’urgence imprimée par notre société moderne, notamment dans le cas présent le
travail et l’efficacité façonnés aux lois du modèle néo-libéral sans
questionnement sur l’organisation sous-jacente, ni la finalité pour l’individu.
D’autres
exemples pourraient être choisis à foison, comme cette autre collègue
néerlandophone dont la première réflexion à propos de son stage étudiant Erasmus
en Espagne a été de considérer les espagnols comme des fainéants…
A l’heure où
les difficultés pour pérenniser la Belgique fédérale demeurent, je dois constater la profonde différence
entre deux cultures en cohabitation et reconnaître combien nous, francophones
de Belgique, sommes proches de la culture française et quel fossé nous sépare
parfois, souvent, trop souvent de nos voisins néerlandophones.
Je ne voudrais pas pour autant en tirer des conclusions politiques. Le développement
du monde actuel et à venir passe par la coexistence de cultures dans un
même espace. Et la recherche d’une harmonie dans ce métissage devrait nous
rappeler qu’il ne pourrait être question d’affirmer à la face de l’autre à tout
moment la supériorité de la sienne.
23 janvier 2008
Une vie antérieure part 18 : « L'homme qui en savait trop »

Après 13 ans de bons et loyaux services au tourisme du
village, mes parents se sont enfin décidés à quitter leur Paradou pour une autre destination de vacances ensoleillée. Instigateurs de ce changement, ma sœur et moi avions
posé un seul mot d’ordre quant au nouveau lieu : nous rapprocher de la mer.
Desiderata rencontré par le choix d’une station balnéaire proche de Narbonne.
Un endroit familial un peu plus animé que la monotone Provence mais où la jeunesse
estivale privilégie encore les jupons de leur mère à ceux des jolies filles.
Bien vite est arrivé le moment où ma sœur a jugé quelque
peu ringard de partir avec mes parents en vacances et s’est tournée vers ses
amies pour profiter d’un repos bienvenu. A l’approche de mes 22 ans, je
souhaiterais également m’en dispenser mais l’absence d’alternative m’amène à
les accompagner une nouvelle fois cette année. J’ai toutefois négocié un compromis
sous forme d’un retour anticipé après 15 jours, à leur charge.
Un retour en train, presque une aventure pour moi.
D’autant que je dispose de 13 minutes pour changer de wagon au cours du voyage.
Une crainte mais dans le même temps un sentiment de liberté et d’évasion.
Je m’installe près de la fenêtre du compartiment,
illuminée par un soleil radieux. Sans regret, je quitte le beau temps pour la
loterie météorologique de notre plat pays.
Parmi les gens présents dans le wagon, mon attention est attirée par deux
filles, dont l’une m’observe avec une certaine insistance. Malgré ma
timidité, je soutiens son regard. Elle ne me plaît pas vraiment. De jolis yeux
bleus mais trop ronde à mon goût. Peu importe, je me sens flatté de plaire et découvre
un certain plaisir à ce petit jeu amusant bien que sans réelle signification.
Au bout d’une vingtaine de minutes, la place laissée
libre à mes côtés est investie par un homme au crâne rasé. Je ne peux définir
son âge mais à un peu plus de 20 ans, il m’apparaît irrémédiablement vieux,
sans qu’aucune nuance ne soit nécessaire. Il ne tarde pas à m’adresser la
parole, non sans provoquer mon étonnement. Peu habitué aux transports publics,
j’imagine volontiers les personnes entreprenant ce genre de démarche comme des
demi-fous un peu simplets. Je suis surpris par ses yeux bleus perçants. Ce type
de regard m’est inconnu, tout au plus ai-je pu le croiser dans l’un ou l’autre film.
Etrange aussi son propos. Il est écrivain, me parle de métaphysique, me tend un
texte dactylographié. Je ne saisis pas tout son discours mais ce quelque chose
qui me dépasse m’intéresse. Je tente tant bien que mal de soutenir la
conversation dans une discipline que je ne maîtrise pas parfaitement.
Trente minutes plus tard, nous finissons par nous taire avant qu’il ne m’adresse une remarque inattendue: « tu vois, les gens autour de nous pensent que je te drague ». Je me retourne vers lui avec surprise et nie avec véhémence qu’il puisse en être ainsi, sans trop comprendre le fonds de sa pensée. Sans doute peu satisfait de ma réponse, il ajoute qu’il me trouve jeune pour mon âge. Sa remarque me choque au plus profond de mon âme : moi qui tente d’apparaître toujours sérieux, mature pour mon âge, me voilà jugé trop jeune par mon interlocuteur mystérieux. N’ai-je pas réussi à tenir un propos cohérent dans le cadre de notre discussion métaphysique ? Quel critère peut donc le conduire à ce genre de réflexion qui me blesse ?
Nous approchons du lieu où je dois changer de train. Le stress me
gagne. Je ne pense plus à lui. Je rejoins la porte de sortie. Il est à mes
côtés. Il m’adresse à nouveau quelques mots, me demande si j’ai une copine.
Devant ma réponse négative, il enchaîne sur
« et un copain ? ». Je suis gêné, relève la tête, observe les
réactions autour de moi. Les yeux bleus de la fille ronde me fixent, comme
attentifs à ma réponse. Je murmure un non sur un ton énervé. Il me quitte en
laissant à tout hasard ses coordonnées.
De retour à la maison, je demeure perplexe devant cette
expérience qui m’apparaît de plus en plus comme un signe du destin. Ce visage buriné,
ces réflexions troublantes, je cherche la signification de cette rencontre, la
morale tapie derrière. Je relis le texte qu’il m’a transmis lors de notre
discussion philosophique mais n’y trouve rien d’autre qu’un discours aux
allures parfois mystiques.
Mon questionnement interne a eu beau dénicher un
intermédiaire, je ne saisis pas la portée de son intrusion. Malgré la
frontalité de ses propos finaux, les mots ne résonnent pas dans ma tête. Ils
interrogent encore et toujours mais n’identifient rien. La démarche pourtant
directe surgit sans doute trop de nulle part, dans un contexte trouble qui a
miné toute possibilité de confiance. La révélation n’est néanmoins plus très
éloignée…
13 janvier 2008
Une vie antérieure part 17 : "comme un interdit"

Me voici parvenu en avant-dernière année d’économie.
Désormais, les étudiants se connaissent tous, sans pour autant verser dans une
amitié systématique, bien au contraire. Même si de manière un peu surprenante
je ne ressens pas trop un sentiment carriériste chez les autres, je ne parviens
pas à déceler une sensibilité qui m’en rapproche. J’imagine que des études
artistiques ou en sciences sociales m’auraient davantage mis en contact avec
des personnalités susceptibles de rejoindre mes envies d’évasion, dans des
discussions moins en relation avec l’objet de nos études.
Je parviens néanmoins à approfondir la connaissance de
Loranne rencontrée fin de l’année précédente et manifestement désireuse
d’entrer en relation plus étroite avec moi. Elle m’invite chez elle, je lui
fais partager mes nouveaux goûts discographiques.
Par l’entremise de cette singularité musicale, j’ai l’impression de me forger enfin
une personnalité propre. Elle ne s’intègre pas dans un modèle spécifique bien
défini mais se développe plutôt dans une volonté de différenciation vis-à-vis
des autres. Cette réorientation manque pour le moins de souplesse. Je suis
convaincu des préférences, des choix que je pose avec une certaine raideur qui
n’autorise guère le partage d’émotions avec d’autres. Je me sens toujours assez
seul.
La fin d’année scolaire approche sans grand stress,
les examens ne sont plus que des formalités à ce stade des études. A l’issue de
la session, je réponds à l’invitation de Loranne de passer un week-end à la mer
en compagnie de deux de ses amis, une fille qui partage nos études et un garçon
qui m’est inconnu. Les heures qui défilent lentement durant le séjour me
plongent dans un sentiment bizarre d’avoir été pris au piège. Je réalise
peu à peu que ce week-end organisé a pour but de favoriser un double rapprochement
romantique, moi avec Loranne et les deux autres ensemble. Je fais de mon mieux
pour éviter ce dont je n’ai pas envie tout en veillant à ne blesser personne. Il
n’empêche, je rumine, je ressasse cet échec. En août, je confie mes doutes à
Sophie revenue quelque jours d’Angleterre. Suis-je capable d’aimer, de
trouver quelqu’un avec qui le partager? Les questions ne portent encore que sur
cette impossibilité à trouver un complément d’âme. Certaines filles pourraient
rythmer les battements de mon cœur mais j’ai l’impression de ne pas leur plaire.
Je voudrais déclencher un émoi spontané chez l’une ou l’autre jolie fille mais
je ne semble faire fantasmer que Sylvia, un poids lourd dont le seul attrait réside
dans le port d’un prénom symbole de l’érotisme féminin. Une bien maigre
consolation…
Je ne me le concède pas encore mais mon désir demeure presque exclusivement orienté vers les garçons. Je ressens une vibrante émotion quand je revois Syl venu chercher son frère qui joue dans la même équipe que moi désormais. De retour à la maison, je me branle en pensant à lui, à ce qui nous avait uni, à ce rougissement qu’il a encore témoigné plus tôt dans la journée. L’expression de mes envies devient plus intense, plus sexuelle que romantique, empreinte d’un début de frustration.
Le trouble envers les garçons se densifie lorsque je
tombe sur une nuit spéciale de Canal + consacrée à l’univers du porno. Un reportage
est consacré au porno gay, diffusant des extraits de films. Je suis marqué par
l’image de ce jeune mec qui pourrait être moi et qui se fait sodomiser par un
mec plus musclé (je retrouverai bien plus tard la trace video de ce Gamin de Paris). Cette représentation du
sexe entre hommes, une première pour mes yeux vierges, suscite une excitation bien réelle mais me
met également mal à l’aise. Cette vision du mec passif à laquelle je suis
désormais obligé de m’identifier me dérange, elle ne s’accorde pas avec mon
état d’esprit. Elle semble remettre en cause ma virilité, du moins celle
véhiculée ardemment par le milieu sportif que je fréquente. Cette scène me
hante de plus en plus lors des jours suivants et finit par révéler à mes yeux une
forme de violence alors qu’elle n’en recèle pourtant aucune. Je ne peux dès
lors me convaincre de pouvoir aimer cela,
reportant à plus tard de nécessaires conclusions.
Mon esprit reste plongé dans une configuration de vie future bien déterminée:
trouver une copine, me marier et avoir des enfants. Le doute a cependant
commencé à s’installer. Si je ne parviens pas à m’exciter sur une fille, si je
ne la désire pas, comment vais-je pouvoir régulièrement lui faire l’amour ?
05 janvier 2008
Je hais Janvier
Janvier est le pire mois de l’année. Il succède à décembre-apparence,
artifices et autres cadeaux à n’en plus finir, à l’issue duquel nous finissons
lessivé par l’arrêt brutal de son outrance consumériste (que les soldes
cherchent toutefois à prolonger quelques jours durant). Privés des fantaisies
et de la tonalité légère des fêtes (même au travail, l’ambiance est différente
aux alentours de Noël, comme si nous autorisions
chacun de nous à redevenir le petit enfant qui chérissait cette période magique),
nous retrouvons par ailleurs notre quotidien fadasse au gré des journées
blafardes de ce mois terriblement long et si peu lumineux.
A chaque fois, je supporte mal janvier (sentiment de
déprime ou envie de transfigurer le train-train habituel – à l’instar de l’an
dernier où il fut le prélude à une recherche d’émotions extra-conjugales). En
ce début d’année, j’ai substitué aux phobies gravitant autour de la mort (avec
dans leur dernière version, l’effroi devant de potentiels mélanomes sur le
corps de mes proches) des peurs plus directement liées à la sensation de vie.
La crainte de ne plus pouvoir éprouver la liberté physique et des expériences
humaines intimement liées à la jeunesse, l’angoisse de ne plus pouvoir
s’extasier devant un événement, une rencontre ou une œuvre d’art quand le
sentiment de finitude s’adosse à l’existence.
Pour bien commencer 2008 (enfin soyons exact pour terminer
2007 sans regret), je me suis occasionné en outre lundi dernier un torticolis
bien méchant, dont la première manipulation ostéopathique n’a pas calmé les
douleurs musculaires.
A cet épisode malheureux s’apparentait peut-être inconsciemment le désir de ne
pas rentrer travailler, retrouver ces collègues avec qui je n’ai souvent rien à
partager et ce boulot qui me paraît si dérisoire au regard des enjeux existentiels
profonds, de la recherche éperdue d’émotions racées significatives.
Mais cette façon positive d’appréhender l’événement ne saurait occulter le mal
bien indisposant qui m’empêche de passer des nuits paisibles et régénératrices.
Rien n’est jamais fortuit. En cette période, je ne peux m’endormir sur le
ventre - ma position favorite (je ne dévoile rien de sexuel, je vous assure)- et
peine à trouver le sommeil. Lorsque je ferme les yeux, la vue virtuelle de mon
plafond est remplacée par l’irruption de mon image déformée sur une courte
scène, mon corps atomisé, rabougri et perdu devant un rideau pourpre d’une longueur infinie menant jusqu’au ciel. J’y
incarne sans malice la posture du nain dans les fantasmes lynchiens et n’y trouve
aucune ressource sublimant mes pensées. Dans ma position usuelle de sommeil, je
parviendrais à tourner le dos à cette vision, à mes soucis, à la pénombre extérieure
pour me laisser entraîner dans un abîme plus reposant, souterrain et sans limite.
Avec le secret espoir d’aboutir dans l’hémisphère opposé et son climat actuel enchanteur.
Au-delà de ce constat réitéré chaque année sans la moindre inflexion, j’en
dresse un second tout aussi symbolique d’une forme de paralysie dans ma vie :
j’aspire à repartir travailler pour retrouver un équilibre.
Et il paraît que nous sommes libres…





