Di 18/12

Dimanche, jour de retour. Réveil en douceur avec en prime quelques photos de L. dans cette chambre d’un blanc si lugubre le soir et d’une clarté lumineuse, joliment mélancolique lors d’un matin ensoleillé.

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Nous prenons le lunch dans un pub proche. A l’intérieur, une étrange atmosphère de campagne anglaise traversée par une lumière cotonneuse au charme palpable.

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Déjà le trajet jusqu’à Waterloo Station s’impose. Dernières petites courses (du bon cheddar et du jus de framboise) chez Marks & Spencer (quel regret, leur disparition sur le continent).

Nous arrivons au check-in 25 minutes à l’avance. Timing idéal.

Je glisse le billet dans la machine. Refus. J’essaie dans l’autre sens. Pas plus de succès.

L. appelle un employé. Il vérifie le ticket. Je vois apparaître la date : le 17. Celle inscrite sur les tickets de métro hier! « It’s not the good day ». Hébété, je regarde L. qui a effectué la réservation. Il ne peut apporter la moindre justification. Unbelievable !

Nous fonçons vers le bureau de vente le plus proche, heureusement désert. Nous expliquons notre méprise à un des employés. Il nous renvoit à notre responsabilité de vérifier la date sur les tickets. Oui certes.

Je redoute sa réaction. Si nous devons payer de nouveaux tickets, nous atteindrons probablement une somme rondelette approchant les 250 EUR. Je fixe son regard, attentif au moindre mouvement de cil pour y déceler une lueur d’espoir. Son silence apparaît comme un gage de solution. Il nous communique finalement le surcoût de l’opération : 25 £ chacun (75 EUR au total). Soupirs de soulagement.

Un œil sur la pendule, nous attendons nos tickets. Il s’adresse à son collègue : il ne parvient pas à trouver de places pour ce trajet sur son ordinateur. Bon sang serions-nous maudits ?

Il nous imprime néanmoins des tickets, nous nous débrouillerons à l’intérieur du train pour nous installer.

Retour au check-in, gagnant cette fois. Le service de sécurité nous autorise à passer devant la queue pour la vérification des bagages. Le signal retentit à mon passage sous le portique. La fouille corporelle est minutieuse. J’aurais préféré la voir effectuer par ce mec incroyablement beau, à la silhouette élancée et au visage fin surmonté d’un bonnet soulignant des traits parfaits. Je jette un dernier coup d’œil dans sa direction en attendant le contrôle du passeport. Il soutient mon regard. Ce sera le dernier, nous ne pouvons plus nous attarder, l’annonce officielle du départ imminent de notre train résonne dans le hall. « Cours Forrest cours ». Nous nous traînons tant bien que mal vers le quai avec tous nos sacs. Pas le temps de choisir le wagon adéquat, nous entrons dans le plus proche. Une minute plus tard, le train se met en marche, heureusement en notre présence. Nous traversons 4 voitures avant de trouver une double place libre. Nous pouvons enfin en rigoler.

Quelques regards posés vers mon voisin de couloir pas très beau mais diantrement sexy (est-ce lui ou ma libido qui me trahit ?). Une dernière note d’ « Holiday » dans les oreilles.

Rideau.