Me 14/12

18.25.

Nous voilà partis. L’Eurostar nous amènera dans un peu plus de deux heures au sein de la capitale britannique. Londres, ma sœur, accueille-nous les bras ouverts et surtout repousse les terroristes loin du « tube ». Amen. Ca devait être dit.

Egalement une pointe d’appréhension d’un autre type pour ce voyage : le souvenir du séjour parisien d’il y a un mois où L. et moi avions emprunté des voies divergentes demeure présent.

Ce city-trip qui devrait s’assimiler à de vraies vacances ne stimule pas encore en moi l’once minimale de bonheur qu’elles devraient susciter en pareille circonstance. Parvenir à se déstresser, se laisser vivre, le reste suivra sans doute au gré des activités.

Un peu d’optimisme bon sang !

19.55

Mazette, je vais louper à la télévision le match au sommet de mon équipe favorite face à leurs éternels rivaux mauves. La rencontre qui devait avoir lieu il y a dix jours a été remise à ce soir 20.00 en raison de mauvaises conditions climatiques. Un bien mauvais choix décidément.

J’aurais pu acheter un nouveau ticket de train mais à 80 EUR, le prix du plaisir devenait exorbitant. A moins que ce ne soit le coût du déplaisir qui ait guidé mon choix: dans mon aversion au risque, j’ai imaginé mon état d’esprit en cas de résultat défavorable à l’issue du match. Un trop lourd tribut de toute évidence.

23.00

Le couperet est tombé il y a un peu plus d’une heure par l’entremise d’un sms salvateur : victoire 2-0 ! Nous reprenons la tête du classement. Je regrette de ne pas avoir assisté à ce grand match mais quand on ne joue pas…

Nous logeons chez Désirée qui loue un appartement dans le quartier cossu de Kensington. 

Dans un immeuble coquet de 3 étages, elle occupe le flat du dernier étage, agréable et propre (pas si évident en Angleterre) bien que petit (40 m²) et cher (2.500 EUR par mois, ça s’invente pas !). Conséquence logique (et très habituelle à Londres), elle est obligée de le partager avec une colocataire.   

Les deux chambres à l’arrière disposent d’une vue plongeante sur l’ancienne maison de Freddy Mercury. Quand elle nous a fait part de cette information en nous accueillant à la sortie du métro, j’ai imaginé l’espace d’un instant qu’elle habitait près d’un cimetière…

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Pour la remercier de son hospitalité, L. lui offre des chocolats Marcolini (toujours chic, « posh » mais Désirée l’est aussi un petit peu) tandis que j’ai privilégié un cadeau plus émotif avec le CD d’Antony. Elle paraît ravie. Je suis comblé.