23 juillet 2004
Somnanbulisme quand tu nous tiens...
Cette nuit. 3 heures du matin. Une peur énorme. Je dois fuir. Je quitte mon lit avec précipitation. Il faut quelques secondes pour que L., mon bf, ne m'intime l’ordre de rejoindre le lit.
Quelques secondes d’un nouvel épisode de somnanbulisme: j’ai tendance à vivre et agir certains cauchemars. Jusqu’il y a peu, je me contentais de fuir la chambre car le plafond allait s’effondrer ou je ne sais quel individu allait m’assassiner. Quelques peurs, rien de grave si ce n’est L. qui râle un peu que je prenne la couette en fuyant ou que je m’en aille sans le sauver.
C’est peut-être la raison pour laquelle j’ai tenté de le sauver l’autre jour : puisqu’il était attaqué au cou par un chien (ou un loup, ma mémoire me fait défaut), j’ai frappé la sale bête avec mes petites mains. Bon, quand L. m’a réveillé, le chien avait disparu et je n’avais heureusement pas abîmé son visage.
J’en prends le parti d’en rire si ce n’est que 15 jours plus tard, chez son père à Paris, un nouveau cauchemar m’a assailli. Un traître nous avait enfermé dans une chambre et nous allions mourir par la diffusion de je ne sais quel gaz mortel. Devant cette peur d’une mort soudaine, j’ai tenté de défoncer cette porte. Et tout d’un coup , j’ai pu comme l’aplatir. Une sensation bizarre et pour cause : c’était la porte de la penderie qui était démontée (avec un jolie griffe sur le miroir en prime).
Depuis 3 semaines, j'étais à l'abri de ces épisodes jusqu'à la nuit dernière. Je dois me dire qu'il n'y a aucun dommage. Il n'empêche que l'inquiétude pointe (à quoi est-ce dû, que vais-je faire la prochaine fois?).Mon psy (que je consulte pour mes angoisses par rapport à la maladie et la mort) ne s’en inquiète pas, mon médecin non plus. Je prends le parti d’en faire de même (enfin je vais essayer…). Je suis obligé même vu que je refuse de faire un test du sommeil que je trouve trop lourd à assumer. Rendez-vous compte : 3 nuits à l’hôpital. Une hérésie après l’effroyable expérience d’il y a quelques mois.
Bref, quand on fait un choix, on l'assume... Enfin je vais essayer
15 juillet 2004
Argent
Soirée sympa entre amis le week-end dernier. Au cours de celle-ci, nous sommes arrivés à parler d’argent avec des positions allant du rêve d’être plein aux as à la crainte de gagner plus de tunes.
Pour ma part, la question ne m’intéresse pas vraiment. L’argent ne va pas empêcher mes angoisses, la perte de mes proches, mon vieillissement, les maladies,…
Et il ne va pas m’aider à faire un bon plan cul, à vivre une soirée cool entre amis, à voir un bon film (cela réclame certes un minimum d’argent mais pas de quoi nécessiter un revenu élevé).
Je ne fais aucun effort pour en gagner plus qu’actuellement. Malgré des études d’un tout bon niveau (c’est ce qu’on en dit en tout cas), j’ai toujours fui les boulots qui me prennent la tête, qui m’obligent à prester exagérément, qui promettent monts et merveilles et qui n’hésitent pas à te mettre sur le carreau pour des logiques « externes ».
On va me dire que je n’ai pas d’ambition mais pourquoi cela devrait se limiter à une carrière professionnelle ?
Je suis ambitieux : j’essaie d’être heureux. Pour certains, une évidence mais pour moi, tout un programme : j’ai besoin de vivre des événements intenses (le sexe avec toute la séduction qui précède tout autant qu’un film génial, une alchimie soudaine avec un(e) ami(e), un but de mon équipe de foot favorite,…) et de m’informer continuellement sur des sujets qui m’intéressent,…. J’aimerais aussi développer un côté plus créatif mais je n’ai peut-être pas eu "l’éducation" ou le talent pour.
Au bout du compte, je cherche le bon côté de la vie de manière à mettre entre parenthèse (autant que faire ce peu) son côté sombre. C’est dit de manière simple mais c’est bien compliqué à réaliser…





